Jean-Pierre BARO

Jean-Pierre BARO

Autodidacte issu du milieu associatif et syndical, j'ai rejoint TV-SOL en 2007.

Pour moi, les reportages ce sont avant tout des rencontres avec les plus défavorisés, ceux qui n'ont pas la parole, ceux qui luttent contre les injustices sociales, pour la dignité humaine et le respect de la planète.

Un parti pris, aider David contre Goliath.

Nous annoncions, l’année dernière, dans le reportage « le fabuleux destin de Gindou cinéma », le projet d’une salle de cinéma et de spectacle à Gindou.

Cette salle est sortie de terre, elle sera terminée dans le 3ème trimestre 2017.

Le projet est né dans les années 2010. Il a traversé plusieurs élections locales, la restructuration de la communauté de communes de Cazals –Salviac. Il a fait aussi l’objet d’un procès injuste, pendant la campagne électorale départementale, en 2015.

Rencontre avec André Bargues, président de la communauté de communes de Cazals –Salviac, porteur du projet, opiniâtre et éclairé. Il nous parle avec passion de l’histoire de ce projet et surtout des perspectives qui se dessinent autour de cette salle, notamment une programmation culturelle de territoire en milieu rural.

Tout est allé très vite :

Le 13 juillet, la cour administrative d'appel de Bordeaux confirme l'annulation de l'arrêté préfectoral de 2013, autorisant la destruction d'espèces protégées. C'est une victoire pour les opposants au projet Val Tolosa

Le 19 juillet, le préfet de Haute-Garonne publie un nouvel arrêté, qui autorise à nouveau la destruction d'espèces protégées en s’appuyant sur un avis favorable du Conseil national de la protection de la nature, organisme rattaché au ministère de l'Écologie.

Le 22 juillet, France Nature Environnement et «Non à Val Tolosa» déposent une demande d'annulation du nouvel arrêté, qui pour eux est identique au précédent, et donc frappé d'illégalité. Ils en appellent au ministre de l'Écologie pour faire arrêter le projet.

Le 24 juillet, les collectifs et associations d'opposants entament le blocage des deux accès au site du chantier de Val Tolosa. Ils se relaient, jour et nuit, pour empêcher les engins de chantier d'y pénétrer.

Le 28 juillet, le tribunal administratif de Toulouse, saisi en référé par les opposants à Val Tolosa, suspend l’arrêté du préfet du 19 juillet en attendant le jugement sur le fond. Cela devrait retarder de plusieurs mois le chantier et contrarier la tentative de passage en force du promoteur. A moins qu'Unibail ou la préfecture contre attaque.

En effet, dans ce dossier Val Tolosa il y a, selon Vanessa Vertus (Reporterre), « des conflits d'intérêts à tous les étages - Le promoteur de Val Tolosa est peuplé d’amis d’Emmanuel Macron « ,

« C’est le cas d’Astrid Panosyan, ancienne conseillère d’Emmanuel Macron lorsque ce dernier était à Bercy. Elle a un temps été pressentie pour devenir ministre du Travail et occupe la fonction de directrice générale chez Unibail-Rodamco,

Il y a aussi Benjamin Griveaux, actuel secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, (…) il a occupé les fonctions de porte-parole de la campagne d’Emmanuel Macron. Ce membre de la garde rapprochée du président de la République connaît bien Unibail-Rodamco… pour en avoir été le directeur de la communication du groupe de 2014 à 2016.

Sans oublier Guillaume Poitrinal, président de Unibail-Rodamco jusqu’en 2013, qui était un proche de François Hollande. Il a notamment été chargé par l’ancien locataire de l’Élysée de mettre en musique le choc de simplification, ensemble de mesures destiné à « simplifier la vie des Français et des entreprises » — et particulièrement dans le domaine immobilier. C’est par ailleurs un conseiller d’Unibail-Rodamco, un ancien préfet, Jean-Pierre Duport, qui a inspiré l’article 28 du projet de loi Macron, en 2015, qui visait à simplifier le droit de l’urbanisme ».       https://reporterre.net/Le-promoteur-de-Val-Tolosa-est-peuple-d-amis-d-Emmanuel-Macron

Une victoire momentanée ?

Certes, Val Tolosa reçoit son 5ème carton rouge de la Justice mais, comme le déclare Patrick Gaborit, co président du collectif « Non à Val Tolosa » :

« Cette victoire ne reste malheureusement qu'une étape dans notre lutte pour le respect du droit et des aspirations des citoyens. Nous restons mobilisés et vigilants tant que l'ensemble des engins et installations de chantier n'auront pas disparu du plateau de la Ménude. Pendant la période de suspension de l'arrêté préfectoral, notre vigilance reste la seule garantie pour contrer les provocations et les mises devant le fait accompli que nous subissons depuis des années ».

Jean-Pierre Baro

NON A VAL TOLOSA : communiqué de presse du 15 juillet 2017

CENTRE COMMERCIAL VAL TOLOSA : COUP D’ARRET DEFINITIF AU PROJET

 

Dans la série des mauvaises nouvelles pour le groupe UNIBAIL RODAMCO, la Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer ce jeudi, l’illégalité de l’arrêté autorisant la destruction des espèces protégées situées dans l’emprise du projet de centre commercial VAL TOLOSA. FNE, FNE Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées et le collectif « Non à Val Tolosa » se félicitent de cette décision de taille et regrettent le passage en force du promoteur.

 

Un projet ne relevant pas de l’intérêt public majeur !

Pour rappel le 8 avril 2016, le tribunal administratif de Toulouse annulait purement et simplement l’arrêté du 29 août 2013 qui autorisait le promoteur à détruire près d’une centaine d’espèces protégées sur l’emprise du site et à compenser les atteintes environnementales par l’achat de terres situées à proximité.

Aujourd’hui, les juges bordelais confirment ce jugement en retenant trois moyens :

Le premier, fondamental, est que le projet « ne présente pas d’intérêt public majeur, qu’il est contraire à la politique d’aménagement de l’agglomération Toulousaine [le SCoT] et que son intérêt économique et social n’est pas sérieusement démontré ».

Le second tient à l’impact excessif du projet sur certaines espèces protégées dont le maintien dans un état de conservation favorable ne sera pas assuré.

 

Enfin, les juges d’appel sanctionnent l’absence de recherche, par le promoteur, de solutions alternatives plus satisfaisantes et moins impactantes pour le milieu

Pour Pascal BARBIER, Co-Président du collectif « Non à Val Tolosa » : « après l’annulation du permis de construire en juin 2016 par la cour de Bordeaux et plus récemment, l’annulation de l’autorisation de cinéma en avril 2017, cette décision met un coup d’arrêt définitif au projet. Le juge reconnait qu’il n’est plus soutenu depuis longtemps par les acteurs publics concerné et nous constatons que la majorité de la population ne soutient pas non plus ce projet »

 

Les travaux doivent cesser !

En dépit de l’illégalité du projet, la société UNIBAIL RODAMCO a déposé une nouvelle demande en avril 2016 afin de porter atteinte aux espèces protégées restantes sur le site. La procédure d’instruction étant terminée, le préfet de la Haute- Garonne est donc invité à délivrer une nouvelle autorisation.

Mais l’arrêt de la Cour empêche désormais la délivrance d’une telle autorisation puisque les juges d’appel viennent clairement d’indiquer que la démonstration de la raison impérative d’intérêt public majeur du projet -condition essentielle à la délivrance de l’autorisation-, n’est pas rapportée.

En l’état des procédures, le projet de centre commercial VAL TOLOSA doit donc être regardé comme illégal et les travaux préparatoires doivent cesser.

Enfin les associations n’osent pas croire que le promoteur ait l’audace de poursuivre les travaux dans ces conditions, cette même audace qui l’avait conduit en 2015 à porter atteinte à plusieurs espèces et habitats protégés1, et le préfet à lui signifier une procédure de mise en demeure. Une enquête judiciaire est d’ailleurs toujours en cours auprès du Parquet de Toulouse.

Malgré ces manquements, le promoteur continue à réaliser des travaux sur site sous couvert qu’ils ne portent pas atteintes aux espèces protégées présentes sur le site.

Pour Thierry de NOBLENS, Président de la fédération FNE Midi-Pyrénées : « Il est grand temps de cesser ces pratiques qui consistent à passer en force, au mépris des décisions de justice pendant que l'administration se garde bien de faire arrêter les travaux en cours actuellement. La loi du plus fort et en l'occurrence du plus riche ne peut pas être la règle dans notre République. »

CONTACTS PRESSE

Hervé HOURCADE – 07.86.52.30.92   Directeur adjoint de FNE Midi-Pyrénées Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pascal BARBIER – 06.67.81.14.35   Co-président du collectif « Non à Val Tolosa » Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Et oui, c’était un canular !

Le canular a plutôt bien marché, il y a eu de nombreux retours. Quelques journalistes, peu attentifs, ont même appelé le promoteur, la préfecture et la mairie de Plaisance. Objectif atteint !

La Une et la vidéo vont être mises sur les écrans de l'Utopia Tournefeuille, avant les films, pour quelques jours. http://gardaremlamenude.com/blog/post/2017/03/30/val-tolosa-abandon-du-projet

Le collectif de Val Tolosa a réussi un sacré coup de Communication, en publiant ce canular, sans déroger aux arguments de fond repris dans le récent article du journal «Les Echos» du 21 mars 2017 titrant "Val Tolosa, le centre commercial d’Unibail : un projet déraisonnable". Cet article constitue un véritable réquisitoire argumenté.

En plus, le collectif a eu l’intelligence de mettre en lumière les démêlés de Unibail Rodamco, porteur obstiné du projet Val Tolosa, qui est en guerre contre le groupe Mulliez, plus gourmand que lui, sur un projet concurrent en région parisienne, à savoir le gigantesque EuropaCity, près de Gonesse.

Le piquant de l’affaire, c’est que Unibail Rodamco prend à son compte les arguments du collectif « Non à Val Tolosa pour dénigrer le projet EuropaCity.

Enfin, une leçon de vigilance à retenir : une fausse information peut devenir crédible si elle est enveloppée avec des informations vraies et vérifiables d’où l’intérêt de recouper les sources.

Jean-Pierre Baro

Contre un méga projet inutile et dépassé qui va impacter 930.000 consommateurs et détruire les commerces de proximité.
Contre les dénis de démocratie (intervention de l’Élysée, médiation bidon, enquêtes d’utilité publiques dévoyées.
Contre le permis de construire illégal signé par le maire de Plaisance du Touch le 16 août 2016
Contre la présence de vigiles sur le plateau et le déploiement quasi militaire pour « protéger » un déboisement illégal et la destruction illégale d’espèces protégées. le Tribunal administratif de Toulouse a annulé, le 8 avril 2016, un arrêté préfectoral, du 29 août 2013, autorisant la destruction d’une centaine d’espèces protégées.
Les opposants à Val Tolosa ont réussi à s’opposer depuis 11ans, avec opiniâtreté et humour, à ce projet, porté par plusieurs multinationales et le maire de Plaisance du Touch.
Les opposants à Val Tolosa ont organisé, le 17 décembre 2016, une marche festive vers la Préfecture afin de demander au Préfet de faire respecter la Loi.

A cette occasion, a eu lieu :
La célébration du mariage d’un maire & d’un promoteur.
Pour le pire et le pire.
Après 15 ans de vie à la colle,un contrat en béton va sceller leur union !

mercredi, 14 décembre 2016 00:21

Appel à une marche de protestation

APPEL A UNE MARCHE DE PROTESTATION le 17 décembre 2016
Contre le déni de démocratie concernant l’enquête d’utilité publique : 55% des avis argumentés étaient défavorables au projet, cela n’a pas empêché les commissaires enquêteurs de donner un avis favorable au projet Val Tolosa dans le rapport qu’ils ont rendu début juillet.
Par ailleurs, à l’occasion de la réunion publique du 30 mai 2016, TV-SOL a été interdit de filmer les débats par le président de la commission d’enquête, à la demande du représentant du promoteur.
Contre le permis de construire illégal signé par le maire de Plaisance du Touch le 16 août 2016 alors que, selon Pascal BARBIER, président du collectif « Non à Val Tolosa », le SCOT approuvée le 15 juin 2012 rend inconstructible le plateau de la Ménude qui est défini comme une zone agricole naturelle.
Contre la destruction illégale d’espèces protégées,
Contre la présence de vigiles sur le plateau et le déploiement quasi militaire pour « protéger » un déboisement illégal.
Au final, contre un projet inutile et dépassé comme le soulignait en 2013 déjà, Claude RAYNAL, maire de Tournefeuille, devenu depuis sénateur de la Haute Garonne.
Ndlr : Contre l’asphyxie financière provoquée par l’acharnement juridique du promoteur, le collectif « Non à Val Tolosa » lance un appel à la solidarité financière.
gardaremlamenude.com/blog/pages/accueil

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Plusieurs aspects ont été abordés : leur premier contact avec le fond, les différents métiers de la mine, l’ambiance entre nationalités différentes, les aspects festifs à travers la commémoration de la Ste Barbe, les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, l’amélioration de la sécurité, la mécanisation, le paternalisme patronal, les luttes syndicales.
Un film de 55mn est né de ces échanges. Les différents chapitres sont mis en ligne au fil des semaines. Le sujet abordé aujourd’hui concerne les accidents.
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

vendredi, 25 novembre 2016 12:49

Le fabuleux destin de gindou cinema

Pour terminer ces belles rencontres, je vais évoquer le fabuleux destin de Gindou cinéma. Cette aventure est née d’un pari fou, entre copains, d’introduire et de pérenniser, pendant plus de trente ans, un festival de cinéma en milieu rural, à Gindou, village de 300 habitants près de Cahors dans le Lot.
Ces rencontres accueillent, chaque année, pendant huit jours, 18 000 personnes. Cette année, 73 films ont été projetés. Après les tchatches qui permettent un échange avec les réalisateurs invités et le public un concert en plein air est organisé en fin d’après-midi. Le soir, les films projetés au cinéma de verdure, sont gratuits. Toute la journée, au hasard des lieux ou des activités, des conversations impromptues se nouent avec une facilité inhabituelle : c’est cela la magie des rencontres de Gindou cinéma.
Les festivaliers sont accueillis sur place pour se restaurer, plusieurs formules leur sont offertes. Une cinquantaine de bénévoles sont mobilisés.
Nous découvrirons avec Pierre MAGE et les autres précurseurs, les premiers pas de ces rencontres, puis nous aborderons le compagnonnage entre Gindou cinéma et la cinémathèque de Toulouse avec Guy CAVAGNAC.
Guy FILLION nous parlera, avec passion, du cinéma itinérant dans les communes voisines, généré par Gindou cinéma.
Nous ne pourrons éviter de parler de la professionnalisation de Gindou cinéma avec les différents intervenants.
A noter que nous avons déjà évoqué, dans un précédent reportage, les différentes facettes de Gindou cinéma, avec Marie VIRGO et Sébastien LASSERRE co-délégués de l’association qui emploie sept personnes. Elle réalise, toute l’année, différentes activités et notamment un gros travail en direction des jeunes et des structures scolaires.
Nous terminerons en évoquant, avec Jean-Pierre NEYRAC président de Gindou-cinéma et Mireille FIGEAC, maire de Gindou, un beau projet de construction de salle de spectacle à Gindou pour 2017. Elle fédèrera l’activité de toutes les associations culturelles du canton.
Voilà, le portrait est dressé, la fête peut commencer !

Réalisation : JPB Images

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Après avoir évoqué les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, on aborde aujourd’hui l’amélioration de la sécurité. Les efforts ont-ils été à la hauteur des enjeux ?
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

mardi, 24 mars 2015 08:47

Une société sans impôts ?

Un débat sur le thème « Une société sans impôts ? », c’est l’occasion de rappeler à quoi sert l’impôt, c’est chercher à comprendre les raisons profondes du mécontentement des français, qualifié récemment de «ras-le-bol fiscal», alors qu’il s'avère être en réalité un «ras-le-bol » des injustices fiscales. C’est également dénoncer l’optimisation fiscale vers les paradis fiscaux et à la fraude fiscale, c’est enfin réfléchir à une réforme fiscale afin de mettre en place une fiscalité juste, simple et stable.

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