Chronique Solidarité et Politique

 Auteur : Patrick Noviello 

C’est officiel l’Europe a adopté ce mardi le principe d’une taxe sur les transactions financières, s’inspirant de la théorie de l’économiste James Tobin. Le principe : prélever sur chaque échange financier générant des bénéfices une taxe, pour le bien public. Noble dans le principe, brandie à tour de bras et à chaque élection par un candidat sur deux, cette taxe n’a en fait jamais été appliquée totalement par le moindre état démocratique.

L’Union Européenne avait là de quoi se faire, gratuitement, voire avec plus-value, un joli coup de pub avant le scrutin du 25 mai prochain. Mais une fois de plus la montagne a accouché d’une souris. Finalement, seules seront concernées, pour le moment, les actions. La France avait inauguré le principe en 2012 en prélèvement sur ces produits financiers 0,2 %. L’opération avait rapporté « seulement » entre 600 et 800 millions d’euros et les gros malins sur les marchés ont diminué de 10% leurs volumes d’actions échangées. Y’ pas d’petites économies ma brav’dame.

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